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Chantier raconté — Changé

Démontage de sécurité d'un douglas à Changé : un géant descendu entre route et toiture

Le douglas de plus de 25 mètres avant intervention, enclavé entre la route, le chemin d'accès et la maison, à Changé
Le douglas descendu pièce par pièce, entre route et toiture 5 min 04Le douglas descendu pièce par pièce, entre route et toitureFilmé sur place par l'équipe, sans mise en scène. La vidéo s'ouvre au clic, jamais toute seule.

Fin avril, nous avons abattu un douglas de plus de 25 mètres à Changé, enclavé entre la route communale, le chemin d’accès, la zone de stationnement et la toiture de la maison. Quand un arbre n’a nulle part où tomber, on ne l’abat pas d’un tenant : on le démonte. Charpentières débitées depuis le camion-nacelle, éhoupage, fût billonné au sol, souche rognée dans la foulée : à trois, le chantier a tenu sur la journée, et tout le bois est resté chez le client, en copeaux pour le jardin et en bois de chauffe.

Un client qui rappelle, deux ans après

Ce jardin, on le connaissait déjà : deux ans plus tôt, nous y avions démonté des arbres le long du chemin d’accès, qui surplombaient la maison. Un client qui rappelle, c’est un chantier d’avant qui a tenu ses promesses. Cette fois, après quelques fortes rafales de vent, c’est le douglas qui inquiétait : plus de 25 mètres de haut, et ses longues charpentières, les branches maîtresses de l’arbre, qui venaient toucher la maison. Et tout autour, aucun dégagement : la route communale d’un côté, le chemin d’accès et le stationnement de l’autre, la toiture dessous. La maison a beau faire deux étages, elle restait sous le surplomb.

Le client a tranché : abattre, pour sécuriser l’avenir et se réapproprier son terrain. Abattre les arbres, ce n’est pas ce qu’on préfère faire, on préfère les entretenir. Mais quand il y a de la sécurité à produire, on ne rechigne pas.

Le chantier « pharaonique » qui ne l’était pas

« On a un grand pépère juste là » : c’est comme ça que la journée a commencé sur la vidéo de chantier. Le client, lui, voyait ce chantier comme quelque chose de pharaonique. Après la visite de chiffrage, on l’a requalifié plus simplement, et le devis est tombé loin en dessous de ce qu’il redoutait. Pour vous situer, sans attendre la visite : un abattage simple démarre à 269 € chez nous ; un démontage complet comme ce douglas, nacelle, broyeur et rognage compris, occupe l’équipe et ses machines une journée entière, et c’est ça qui fait le prix (nos tarifs, expliqués poste par poste). Un chantier redouté devient une journée maîtrisée quand chaque machine est au bon poste. Sur celui-ci :

  • notre camion-nacelle de 20 mètres, pour travailler à l’aplomb exact de chaque coupe ;
  • le broyeur de 100 chevaux, qui avale des branches jusqu’à 30 centimètres ;
  • la remorque benne, dans laquelle on broie directement les copeaux ;
  • le Dingo, notre porte-outils : il transporte les grumes, attelle la remorque l’instant d’après, puis charge les copeaux au godet, près de deux tonnes par voyage jusqu’au fond du jardin. Il est génial, cet engin.

Nacelle ou grimpettes : le choix technique

Kelian voulait y aller à l’artisanale : grimper aux grimpettes, ces griffes fixées aux pieds qui permettent d’évoluer le long du tronc, en ébranchant en circulaire au fur et à mesure de la montée. J’ai préféré sortir le camion-nacelle : son amplitude de mouvement permet de débiter les longues charpentières morceau par morceau, en hauteur. Résultat : au sol, presque rien à retravailler avant le broyeur. La majorité des branches ont quand même été traitées manuellement par Ethan, parce qu’on sait encore faire du manuel.

La nacelle déployée au-dessus de la toiture, le démontage en cours

Le broyeur avalait à mesure, les remorques pleines de copeaux s’en allaient, et la vue se dégageait. Puis Kelian a fait l’éhoupage, entendez par là l’abattage de la cime. Restait le fût, énorme : on l’a billonné par tronçons. La maison étant en bordure de route, près de Bois-Martin, ça a plutôt été un spectacle pour les passants et le voisinage.

Le broyeur en action sur les charpentières

Le fût ébranché, prêt au billonnage

Faire feu de tout bois

Les copeaux sont restés stockés pour les besoins du jardin. Le fût billonné, lui, est prêt à fendre pour le chauffage. Et j’assume : tout bois sec se brûle, c’est le séchage qui fait le bois de chauffe, pas l’essence. Dire que le résineux encrasse trop les cheminées, c’est de la légende urbaine, ou une méconnaissance du séchage. Mon conseil, à la manière des Canadiens : la première année, laissez le bois de résineux à l’eau, sous la pluie ; en se gonflant d’eau, le tronc draine ses résines. La deuxième année, rentrez-le au sec pour le sécher. Vous obtenez un bois requalifié pour le chauffage. Ce n’est pas celui qui tiendra le feu le plus longtemps, mais il est gratuit, et il amortit une partie du chantier.

Le Dingo évacue un billon du fût

La souche à 40 centimètres sous le sol

Le gros œuvre et le trait technique finis, nous avons débarrassé le chantier et ramené le camion-nacelle : les allers-retours d’engins se sont faits facilement, le chantier était à moins de 5 kilomètres du dépôt. Puis est venu le tour de la rogneuse Vermeer SC 505 : la souche est descendue à 40 centimètres sous le sol, le tumulus qui l’entourait a été terrassé. Le client retrouve un terrain plat, prêt à aménager, et une crainte en moins à chaque coup de vent, pour lui comme pour ses voisins.

À retenir. Un arbre enclavé entre route, accès et toiture ne s’abat pas d’un tenant : il se démonte en sécurité, morceau par morceau. Bien équipé, ce chantier redouté tient en une journée, souche rognée comprise. Et son bois peut rester chez vous, en paillage et en bois de chauffage.

Un arbre vous inquiète, à Changé ou ailleurs en Sarthe ?

Changé, on y travaille depuis 2011, c’est l’une des communes où l’on nous croise le plus : voyez ce qu’on y a déjà fait. La visite et le devis sont gratuits : 02 43 78 18 67, ou passez par notre formulaire de contact.


Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?

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