À Rouillon, aux portes du Mans, cette parcelle de 3 000 m² n’appartenait plus vraiment à son propriétaire : un roncier de vingt ans l’avait recouverte sur deux mètres à deux mètres cinquante de haut, et des arbres en fin de vie commençaient à tomber sur la clôture, chez le voisin, sur toute la longueur. On n’y entrait plus. Quelques mois plus tard, le propriétaire retrouvait un terrain sécurisé, dégagé, et à nouveau à lui.
Tout commence par une vidéo de chiffrage
En novembre, à la visite, on a fait ce qu’on fait sur les chantiers qui le méritent : une vidéo de pré-chiffrage, filmée sur place, pour poser le diagnostic à voix haute. Elle disait l’état des lieux sans enjoliver : un roncier haut comme un homme sur presque toute la surface, une zone à peine plus praticable sous couvert, des arbres de bordure très moyens, quelques espèces pionnières qui avaient réussi à percer les ronces et à grimper. Et elle posait le plan : un débroussaillage d’accès d’abord, pour reprendre pied sur la parcelle, puis une taille sélective des sujets qui posaient problème. Pas de pente sur ce terrain, donc pas besoin de notre robot de pente : le porteur et le gyrobroyeur feraient l’affaire.

Le chantier : plus d’arbres que prévu, et des surprises dans les ronces
Au printemps, l’équipe a déroulé le plan, et le terrain a réservé son lot de découvertes. D’abord les arbres : on en a enlevé nettement plus que prévu. Côté route, quelques pieds dangereux qui venaient sur la chaussée ; côté voisin, six ou sept sujets qui penchaient, dont certains étaient déjà couchés sur la clôture. Sur ce qui restait debout, on a fait un relevage des houppiers bas : remonter les branches basses, pour que la ronce ne retrouve jamais son escalier et que la parcelle reste entretenable.
Ensuite, les surprises. Un roncier de vingt ans, ça cache tout : on a trouvé de la ferraille, des tuyaux, de quoi gêner sérieusement le broyage. Il a fallu démêler avant d’avancer, mètre par mètre par endroits. C’est ça, la vraie différence entre débroussailler un terrain et récupérer une parcelle perdue : on ne sait jamais tout à fait ce qu’elle garde. Le bois récupérable, lui, a été billonné et entassé pour le propriétaire.

Rendu : une parcelle sécurisée, et un conseil pour qu’elle le reste
À la fin, la vidéo de fin de chantier disait le résultat simplement : parcelle dégagée, sous-bois à peu près propre, sécurisée autant sur les arbres qui menaçaient que sur le risque d’incendie. Avec deux choses dites franchement, parce que c’est notre façon : d’abord, prévoir un entretien une fois l’an, sans quoi la ronce reprend son travail là où on a arrêté le nôtre ; ensuite, une haie de thuyas en train de mourir, cimes qui sèchent une à une, à prévoir un jour ; pas aujourd’hui, pas d’urgence, mais ce ne sont pas des arbres d’avenir. Un diagnostic honnête, c’est aussi dire ce qui peut attendre.
Ce que ça a coûté, en vrai
Ce chantier est l’un des repères réels de notre page Tarifs : 2 939 € pour environ 3 000 m² de roncier de vingt ans, soit autour de 1 € le mètre carré, quand un terrain courant se débroussaille autour de 0,49 €. L’écart, c’est la densité : le temps de machine double quand la friche a vingt ans d’avance. Pour un particulier, le débroussaillage ouvre droit au crédit d’impôt de 50 % : notre page Débroussaillage explique tout.
À retenir. Une parcelle perdue sous les ronces se récupère en un chantier : gyrobroyage, abattage des arbres dangereux, relevage des houppiers bas, et le bois billonné pour vous. Le prix suit la densité, pas la surface seule : 0,49 €/m² pour un terrain courant, autour du double pour un roncier ancien. Et le vrai secret, c’est l’après : un entretien par an, et la parcelle ne se reperdra plus.
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Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?
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