À Marçon, dans la vallée du Loir, cette rangée de vingt-deux thuyas avait fini par se retourner contre la maison qu’elle bordait : des racines qui bouchaient canalisations et évacuations, une ombre excessive sur le jardin, et des sujets devenus assez grands pour menacer le voisin comme la maison. On les a abattus en série, broyés sur place, puis on a effacé les souches à la rogneuse : le jardin est reparti de zéro.
Quand une haie se retourne contre la maison
Un thuya, c’est planté pour faire un rideau. Le problème, c’est que ça ne s’arrête pas de pousser : en hauteur, où la rangée finit par dominer les toits et écraser le jardin d’ombre, et sous terre, où les racines partent chercher l’humidité. Et pour trouver l’humidité, rien de tel qu’une canalisation ou une évacuation : les racines s’y glissent, s’y installent, et bouchent. Ici, le diagnostic était complet : les canalisations souffraient déjà, l’ombre mangeait le jardin, et la taille des sujets inquiétait des deux côtés de la clôture. La décision était mûre.
L’abattage « en ligne » : le mode série
Vingt-deux arbres alignés ne s’abattent pas comme vingt-deux chantiers séparés : on passe en mode série. Chaque sujet tombe dans l’ordre, le broyeur avale à mesure, et la ligne recule mètre par mètre. C’est un travail d’organisation autant que de coupe : bien mené, il transforme un chantier qui impressionne en une progression réglée, et c’est exactement ce qui le rend abordable. À la fin, il restait une rangée de souches fraîches le long de la clôture, un beau tas de billons, et un tas de copeaux.

Puis la rogneuse, pour ne pas s’arrêter au milieu du travail
Sur la vidéo tournée ce jour-là entre deux phases, on le disait tel quel : ces souches allaient enquiquiner les clients un long moment. Un problème de sécurité, d’abord : on s’y prend les pieds. Un problème de confort, ensuite : impossible de passer la tondeuse, c’est le rotofil tout le temps, avec une partie du terrain quasiment perdue. Alors la grosse rogneuse, notre SC 505, a pris la suite dans la foulée : les souches ramenées sous le niveau du sol, les copeaux étalés par-dessus, et les clients ont récupéré tout de suite un terrain propre.
C’est une conviction chez nous, et vous la retrouverez dans le récit de La Bazoge : un abattage qui laisse les souches est un travail à moitié fini. Quand la machine peut suivre le jour même, autant rendre le terrain d’un coup.

Ce que ça a coûté, en vrai
Ce chantier est devenu l’un des repères réels de notre page Tarifs : 3 466 € pour l’abattage en série des vingt-deux sujets, déplacement, mise en place et broyage compris, soit environ 160 € par arbre. C’est ça, l’effet du mode série : le même arbre, abattu seul, coûterait bien plus que sa part dans une ligne. Le rognage des souches, lui, se chiffre au nombre et au diamètre, en dégressif.

À retenir. Une haie de thuyas devenue trop grande ne fait pas que de l’ombre : ses racines cherchent l’eau, et vos canalisations en font partie. Abattre une ligne entière se fait en mode série, ce qui divise le coût par arbre, et le rognage dans la foulée rend un terrain net le jour même : ni pièges à chevilles, ni zone perdue pour la tondeuse.
Une haie qui a pris le dessus, à Marçon ou ailleurs en Sarthe ?
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Jonathan, élagueur en Sarthe depuis 2009. Qui sommes-nous ?
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